Consommation et épargne

dimanche 1er septembre 2013

Une fois les revenus primaires distribués, et après redistribution par les prélèvements obligatoires et les prestations sociales, les revenus des agents économiques sont disponibles. Ils vont être en grande partie utilisée pour financer les dépenses de consommation et le reste sera épargné.

La consommation finale

La consommation conduit à la destruction du bien ou du service.
- Lorsque le bien ou le service est intégré, transformé, dans le processus de production il s’agit d’une consommation intermédiaire.
- Lorsque le bien ou le service est destiné à satisfaire directement un besoin il s’agit d’une consommation finale.
La distinction ne repose pas sur la nature du bien ou du service mais sur son utilisation : les consommations intermédiaires sont faites par des producteurs dans le cadre de leur activité de production, les consommations finales ne sont pas destinées à participer à la production. A priori elles ne concernent que des unités institutionnelles ayant des besoins humains à satisfaire, c’est-à-dire les ménages. On verra pourtant ci-dessous qu’il existe par convention une consommation finale des administrations.

Un bien ou un service faisant l’objet d’une consommation finale est considéré comme détruit par le premier usage même s’il s’agit d’un bien durable.
Lorsqu’un ménage achète un téléviseur ou un véhicule automobile, ces derniers ne sont pas normalement "détruits par le premier usage". Mais pour les comptables nationaux la vente de ce téléviseur ou de ce véhicule automobile est le moment où le bien sort du circuit. La production une fois vendue, il n’est plus nécessaire de suivre le bien ou le service. Si le ménage l’ayant acquis le vend à un autre ménage cela ne donnera lieu à aucun enregistrement. Les ventes d’occasion ne sont pas enregistrées en comptabilité nationale [1].

En revenant à la définition de la production pour usage propre mentionnée plus haut, il faut cependant signaler le cas particulier des dépenses d’acquisition des logements. Puisque la fourniture d’un service de logement est une production, acquérir un logement est le fait d’un producteur. C’est une dépense d’acquisition d’un bien de production, pas une consommation finale.

Vous pouvez regarder cette petite vidéo qui résume ce qui précède


2.1 La consommation finale des ménages par minicours

La consommation des ménages pose un problème particulier. Les ménages bénéficient de services, d’éducation par exemple, produits par les administrations, mais ils n’en payent qu’une faible part. De même, les dépenses de santé, ne sont pas supportées pour leur majeure partie, par les ménages eux-mêmes. La part ainsi socialisée de la consommation des ménages a crû fortement dans les pays développés, même si ce mouvement tend maintenant à ralentir ou parfois à s’inverser.

C’est pourquoi le SCN 93 et avec lui le SEC 95 ont introduit deux notions de consommation : la dépense de consommation et la consommation effective.

La dépense de consommation des ménages est égale à la valeur de leurs dépenses en biens et en services de consommation ; elle comprend la part qu’ils supportent des dépenses de santé ou d’éducation par exemple.

La consommation effective des ménages recouvre l’ensemble de leur consommation.

Elle est obtenue en ajoutant à la dépense de consommation supportée par les ménages les dépenses supportées par la collectivité et dites individualisables, c’est-à-dire celles dont le bénéficiaire peut êtreprécisément défini. C’est le cas en particulier pour la santé et l’éducation. Par contre, les dépenses pour l’administration générale, la défense nationale, la sécurité, ne font pas partie de la consommation effective des ménages. Elles sont retracées dans un poste intitulé consommation collective.

Selon les usages, la notion la plus pertinente est la dépense de consommation ou la consommation effective. La dépense de consommation est plus appropriée pour étudier la liaison entre revenus et consommation. La consommation effective est un meilleur indicateur pour apprécier l’évolution du niveau de vie des ménages ; elle est aussi mieux adaptée pour les comparaisons internationales, la part socialisée de la consommation étant différente selon les pays.

La consommation finale individualisable des services non-marchands produits par les administrations et la consommation finale collective apparaissent dans les comptes des administrations publiques.

On considère ainsi que les administrations consomment ce qu’elles produisent c’est pourquoi la valeur de la consommation finale des administrations est estimée par référence à la valeur ajoutée des administrations (après déduction de la valeur ajoutée correspondant à certains services produits par les administrations et donnant lieu à un paiement effectif).

[*Il y a donc deux secteurs institutionnels concernés par la consommation finale : les ménages et les administrations publiques.*]

L’épargne

L’épargne concerne en revanche tous les secteurs institutionnels parce tous les agents économiques (ménages, administrations publiques, sociétés non financières, sociétés financières, et ISBLSM) ont un revenu disponible.

[*L’épargne est la partie du revenu disponible qui n’est pas consommée.*]

Donc pour tous les agents qui n’ont pas de consommation finale (sociétés non financières, sociétés financières, et ISBLSM) l’épargne est égale au revenu disponible.

[1Si elles l’étaient cela présenterait peu d’intérêt puisqu’un ménage verrait ses ressources en monnaie augmenter alors qu’un autre verrait les siennes diminuer du même montant, globalement la situation "des" ménages ne s’en trouverait pas affectée.


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