L’information cachée et le biais d’optimisme

lundi 3 février 2014

Sur son blog, Laurent Denant-Boemont [1] présente avec un peu d’humour (c’est le style du blog) l’analyse des comportements en incertitude à la luière de l’économie expérimentale.
Dans les situations où il s’agit d’évaluer des perspectives, il est connu que les individus souffrent d’un biais d’optimisme. Ce biais les pousse à surestimer la probabilité de gains et à sous-estimer la probabilité de pertes. Ce biais comportemental n’est pas forcément bon pour les individus puisqu’il les pousse à estimer de manière irréaliste les issues futures liées à leurs décisions courantes. Il peut les amener par exemple à épargner de manière insuffisante notamment.
John Hey, un expérimentaliste bien connu, a défini un optimiste comme quelqu’un qui préfère une perspective de gagner 100€ si E se réalise et 0€ sinon à une perspective de gagner 0€ si E se réalise et 100€ sinon. Bref, c’est quelqu’un qui, en l’absence d’information additionnelle, applique une probabilité subjective pour E plus grande que 50%. L’exemple classique de biais optimiste est celui de la majorité des conducteurs qui se déclarent spontanément comme des conducteurs plus prudents que la moyenne (Svenson, 1980). Ce biais est extrêmement fréquent. En particulier dans les problèmes d’information cachée.

(...) Le billet est à cette adresse et il y en a beaucoup d’autres aussi intéressants... (le dernier billet posté date de 2011 il est donc possible que le blog disparaisse bientôt).

[1Professeur d’économie à l’Université de Rennes 1, chercheur au CREM (UMR CNRS).


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