La croissance endogène, effets externes, valeurs et institutions

dimanche 9 février 2014

Jusqu’au début des années 1980, pour l’analyse économique dominante, la croissance s’arrête en l’absence de progrès technique et d’augmentation de la population, du fait de l’hypothèse de décroissance de la productivité marginale du capital. La condition de la poursuite de la croissance est simple : ou bien la population active augmente, ou bien le progrès technique se manifeste en permanence. Mais ni la croissance de la population active, ni le rythme du progrès technique ne dépendent de la croissance ou de l’activité économique. Ce sont des éléments déterminés à l’extérieur des mécanismes économiques. C’est pour cela que la théorie de la croissance est qualifiée de théorie de la croissance exogène.
On peut se demander pourquoi les économistes libéraux sont tellement attachés à l’hypothèse de la décroissance de la productivité marginale du capital. Il n’y a que deux explications possibles :
- c’est un fait d’observation
- c’est une hypothèse indispensable pour la cohérence d’une vision de l’économie (on dit que c’est une hypothèse ad-hoc).
La productivité du capital est comme la productivité du travail très difficile à mesurer et il n’y a pas d’études statistiques apportant la preuve que la productivité marginale du capital est partout et toujours décroissante.
En revanche si la productivité marginale du capital est croissante cela signifie que les grandes unités (celles qui utilisent plus de capital que les autres) sont plus efficaces. L’hypothèse de décroissance de la productivité marginale du capital est ainsi la condition d’existence de la concurrence pure et parfaite. Si on abandonne cette hypothèse, la concurrence devient imparfaite et la correspondance entre économie de marché et satisfaction maximale du bien-être disparaît (en concurrence pure et parfaite, la "main invisible" assure que toutes les ressources sont utilisées de manière optimale et que la répartition des richesses répond aux efforts de chacun !).

On comprend alors pourquoi les économistes libéraux ne veulent pas abandonner cette hypothèse mais on voit bien que l’écart entre la réalité observée et l’explication proposée est inacceptable. Le progrès technique ne tombe pas du ciel.
Les États et les entreprises dépensent des sommes très importantes pour soutenir la recherche et l’innovation et la technologie n’est pas à la disposition gratuite de tous les producteurs. Si c’était le cas, les pays en développement bénéficieraient des transferts de technologie et pourraient élever une productivité du capital déjà importante puisque le capital est rare dans ces pays. Les rendements élevés de l’investissement attireraient l’épargne du monde entier et le taux d’investissement augmenterait permettant de rattraper le niveau de capital par tête des pays riches...
Or ce n’est pas le cas principalement parce que les structures économiques et les niveaux d’accumulation de capital humain sont très différents. Le transfert de technologie exige pour être efficace des conditions d’accueil particulières.

Le rôle des effets externes

Il fallait donc trouver une solution théorique satisfaisant deux objectifs : maintenir l’hypothèse de la décroissance de la productivité marginale du capital et rendre compte de l’existence de rendements croissants au niveau macroéconomique.

L’idée est très simple : les rendements des facteurs ne sont pas décroissants au niveau global parce qu’il y a des externalités quand on accumule en même temps plusieurs facteurs.

Un effet externe (ou une externalité) se manifeste quand le comportement d’un agent économique modifie la situation d’un autre sans que cette modification puisse faire l’objet d’une contre-partie marchande (par un mécanisme de marché).
Les externalités peuvent être positives (l’amélioration des transports par la construction d’infrastructures de qualité) ou/et négatives (ce même exemple peut conduire à une augmentaion de la pollution).
Les biens et services qui sont fortement chargés d’effets externes sont souvent pris en charge par l’État : les biens publics ou biens collectifs sont des sources importantes d’externalités (éducation nationale, santé...)

**Effets externes et croissance économique.

Le concept d’effet externe (ou externalité) est au centre des analyses portant sur les justifications de l’intervention publique. Pour certains économistes celle-ci est indispensable pour régler les problèmes posés par l’écart existant entre avantage et/ou coût privé et coût social (ou collectif). Pour d’autres il faut simplement chercher des méthodes permettant "d’internaliser" ces effets externes en organisant une procédure marchande. Mais cette manière de considérer les effets externes datent des années 1930 et trouve son origine dans les ouvrages de l’économiste anglais Arthur Cecil Pigou père fondateur de ce que l’on appelle aujourd’hui "l’économie publique" ou "économie du bien être".

Ce n’est pas cette perspective qui est retenu ici. C’est la présentation première du concept, celle donnée en 1920 dans les Principes de l’économie par un autre économiste de Cambridge, Alfred Marshall.
Ce dernier cherche à expliquer comment la croissance durable et très rapide du revenu par habitant qu’il observe à la fin du XIXeme et au début du XXeme siècle est possible alors qu’il soutenait comme tous les économistes classiques que les rendements des facteurs de production sont décroissants.
Pour résoudre ce paradoxe, il distingue les économies internes « celles qui dépendent des ressources des firmes individuelles...de leur organisation et de l’efficacité de leur gestion » qui profite à la grande firme (elle bénéficie de traitements de faveur de la part des fournisseurs, des banques, elle peut développer une politique commerciale efficace, elle peut profiter des bienfaits de la spécialisation du travail...) et les économies externes « qui résultent du progrès général de l’environnement industriel » ou « qui sont liées à l’accroissement des connaissances et du progrès technique » et qui « dépendent principalement du volume global de la production dans l’ensemble du monde civilisé ».

Or, dans une économie concurrentielle, les économies internes ne peuvent jouer que provisoirement, les rendements ne peuvent pas être durablement croissants sauf à imaginer qu’il n’y a pas de coût de coordination ou de taille limite pour l’efficacité de la firme.
En revanche les économies externes permettent des rendements durablement croissants sans que la taille des entreprises soient déterminante. Les petites entreprises profitent comme les grandes des avancées technologiques, du développement des infrastructures, de l’élévation du niveau de connaissance. l’entreprise bénéficie d’économies dont elle n’est pas responsable.
Toute la théorie de la croissance endogène est déjà dans l’œuvre d’Alfred Marshall.

Les théoriciens de la croissance endogène vont reprendre cette idée et l’élargir. Si l’on peut parler de croissance endogène c’est parce que la croissance trouve son origine dans la croissance...

**Les théories de la croissance endogène.

Paul Romer
Si plusieurs firmes augmentent en même temps leurs investissements elles vont connaître une croissance plus forte que celle qui résulterait pour chacune de leur propre investissement : chacune profite du développement des autres (la productivité du capital d’une entreprise dépend non seulement de ses investissements mais aussi du stock total de capital dans l’économie).
En accumulant du capital chaque firme acquiert des connaissances qui bénéficient aussi aux autres firmes : l’apprentissage par la pratique et la diffusion du savoir éliminent la décroissance des rendements parce qu’ils ont un effet externe positif.
La diffusion des connaissances (évoquée dès le début des années 60 par Kenneth Arrow), l’augmentation de la dimension des marchés (Adam Smith et plus tard Allyn Young) sont à l’origine des ces externalités positives.

Robert Barro
L’État achète des produits et offre des services publics gratuits (financés par des impôts ou des emprunts) qui améliorent la productivité du capital et du travail dans chaque entreprise. Les dépenses publiques d’infrastructure ont un effet externe positif.
La production de chaque entreprise dépend des dépenses publiques, au même titre qu’elle dépend du capital installé et du travail utilisé. Le capital public est un facteur de production.
Cela n’a de sens que si le financement des investissements publics n’entraîne pas un effet contraire sur l’investissement privé (effet d’éviction).
Dans la même perspective, d’autres économistes indiquent que l’ouverture aux échanges joue un rôle stimulant sur la productivité des facteurs de production.
La référence à la spécialisation fait naturellement penser à [Adam Smith ?]. La division du travail améliore l’efficacité de la production et comme elle est d’autant plus facile à mettre en place que le marché est plus étendu, l’extension du marché est une source de croissance endogène. La densité des échanges est bien une des causes de la croissance parce qu’elle permet une meilleure spécialisation.

Robert Lucas
Dans la perspective ouverte par Gary Becker, Robert Lucas considère qu’il faut traité le travail comme du capital humain accumulable au même titre que le capital fixe.
Le capital humain est produit par l’éducation à un taux endogène puisque le salarié « investit » en fonction de son salaire (actuel/futur). L’élévation de la qualification a un effet externe positif.
Par ailleurs le capital humain n’a pas des rendements décroissants parce que le niveau de connaissance d’un individu est d’autant plus efficace que celui des autres (avec lesquels il communique) est plus élevé. La productivité individuelle est fonction de l’efficacité de l’équipe dans laquelle il travaille. La connaissance est partagée et chaque connaissance nouvelle entraîne l’apparition de connaissances supplémentaires...
Le rythme de croissance d’une économie dépend donc forcément de la part des ressources qu’elle consacre au système de formation et aux dépenses d’éducation.

La croissance économique s’accompagne de l’apparition d’innovations. Il est tentant de penser avec Joseph Schumpeter que la croissance dépend des innovations.

Paul Romer
Pour Paul Romer ces innovations prennent la forme de nouveaux procédés, de nouveaux outils, qui s’ajoutent à ceux déjà en place. Ces nouveaux biens d’équipement permettent d’augmenter la division du travail qui est la véritable source de la croissance (externalités). C’est le partage de l’utilisation du capital humain entre production de biens et services et production des nouveaux biens d’équipement qui explique le rythme de croissance. Tout ce qui permet d’augmenter la quantité de biens d’équipement nouveaux est favorable à la croissance. L’activité de recherche est un facteur décisif de croissance économique.

Philippe Aghion
Pour Philippe Aghion et Peter Howitt, l’approche est encore plus nettement schumpeterienne puisque c’est la concurrence qui provoque l’innovation. Cette dernière rend obsolètes les innovations précédentes annulant du même coup les revenus de monopole qui leur étaient associés. Là aussi le rythme de croissance dépend de l’activité du secteur dédié à la recherche, or celle-ci dépend du partage des ressources entre les différentes utilisations possibles.

Le rôle des valeurs et des institutions

L’observation de plus de deux siècles de croissance montre que les systèmes de valeurs peuvent être plus ou moins favorables aux transformations de l’économie. Comme le système de valeurs est directement lié aux institutions, on comprend le rôle joué par les transformations de ces dernières dans l’explication de la croissance et du développement.

**Valeurs et développement.

Les représentations associées aux pays en développement sont souvent caricaturales. La religion, le rapport au temps ou à l’argent, le climat sont convoqués pour expliquer les retards de développement ou l’incapacité à produire efficacement.

Certains économistes, comme Jeffrey Sachs et des chercheurs d’autres disciplines comme Jared Diamond, attribuent un rôle dominant à la géographie.
Le rôle des ressources naturelles et de l’environnement paraît en effet évident et direct. La géographie est le déterminant principal du climat et des dotations en ressources naturelles (matières premières et productivité agricole). La géographie peut aussi jouer un rôle essentiel dans les taux de mortalité(santé), sur les coûts de transport, ainsi que le potentiel de diffusion de nouvelles technologies développées dans d’autres régions.

La publication en 2006 sous le titre "Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de le leur survie" [1] de la traduction de "Collapse. How societies chose to fail or succeed" édité en 2005 est venue compléter le succès des précédents livres déjà traduits en français chez Gallimard, de Jared Diamond [2].
Dans ses livres, Jared Diamond explique comment le continent européen et asiatique, favorisé par son climat et les nombreuses espèces domesticables qu’il abritait, a pris de l’avance sur les autres, et conquis le reste du monde. Les armes, les métaux, mais par-dessus tout les épidémies, apportées par les Occidentaux, auraient assuré le succès de cette expansion. Il montre aussi comment les Mayas, les habitants de l’île de Pâques, les Indiens pueblos du Nouveau-Mexique, les Vikings du Groenland, ont détruit leur civilisation en faisant de mauvais choix agricoles, alimentaires ou autres.
Parce que ces analyses ont connu un très grand succès et qu’elles étaient au carrefour de nombreuses disciplines scientifiques elles ont été largement critiquées.
 [3]

La croissance peut être favorisée par des mentalités orientées vers le calcul et la recherche de la meilleure solution (rationalité économique, mentalité acquisitive, utilitarisme). Elle est facilitée par des mentalités « désenchantées » au sens de Max Weber (1864 - 1920), c’est-à-dire, cherchant l’origine des phénomènes naturels dans la nature elle-même et non pas dans une explication « magique » (enchantée). La croissance est aussi favorisée par les progrès du libre-arbitre.

En publiant en 1920 "L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme" [4] Max Weber s’efforce de montrer comment les valeurs influencent les transformations sociales. Parmi les très nombreuses présentations de la thèse de Weber, vous pouvez consulter celle-ci, Weber et la genèse de la modernité

Les différents éléments du changement de valeurs correspondant au capitalisme moderne mené par des « spécialistes sans âmes » ont des conséquences évidentes liées à la croissance :
- l’augmentation de la consommation donne des possibilités matérielles (cesser de travailler, voyager, acheter un livre...) ;
- l’augmentation du niveau d’instruction ouvre des horizons au-delà du monde immédiatement sensible ; l’augmentation de l’espérance de vie permet d’inscrire des projets dans un temps plus long, d’accumuler des expériences, de vivre, d’une certaine manière, plusieurs vies ;
- l’augmentation de la liberté d’expression élargit l’éventail des possibles comme toute liberté ;
- l’augmentation de la mobilité géographique ouvre la possibilité de vivre ailleurs ou différemment.

**Les institutions

L’attribution en 1993 le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, à Robert Fogel et Douglass North, pour avoir renouvelé la recherche en histoire économique en appliquant la théorie et les méthodes quantitatives dans le but d’expliquer le changement économique et institutionnel, est un signe de la reconnaissance de l’importance du rôle des institutions dans le développement économique.
L’intérêt porté aux institutions comme facteurs déterminants de la dynamique économique n’est pourtant pas nouveau. En France, l’école de la régulation adopte une approche pluri-disciplinaire mélant l’histoire, la sociologie et l’économie. Cette attitude n’est pas nouvelle puisqu’elle constituait déjà au XIXeme siècle une réponse à la pensée économique dominante. Karl Marx bien entendu, l’école historique allemande et les auteurs s’inscrivant dans le courant de l’institutionnalisme sont les représentants de cette tradition.
Si vous souhaitez en savoir plus sur les relation entre école de la régulation et l’institutionnalisme reportez vous à cet article.

Douglass North définit les institutions comme étant les règles formelles et informelles qui régissent les interactions humaines. Pour mesurer l’effet des institutions sur la croissance et le développement il faut construire des indicateurs plus précis mettant l’accent sur des organismes, procédures ou réglementations spécifiques en particulier la protection des droits de propriété, l’application équitable des lois et règlements et la corruption.

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Les idées de North sont très bien présentées dans cet article : Le rôle des institutions dans le développement économique : les leçons de l’histoire, publié dans "La jaune et la rouge", La revue de la communauté polytechnicienne n°552, février 2000.
Le texte intégral est joint dans le pdf à gauche. La lecture de cet article est fortement conseillée.

Les analyses empiriques récentes retiennent généralement trois mesures assez générales des institutions :
- qualité de la gestion des affaires publiques (corruption, droits politiques, efficience du secteur public et poids de la réglementation) ;
- existence de lois protégeant la propriété privée et application de ces lois ; et limites imposées aux dirigeants politiques.

Ces mesures sont des appréciations et des évaluations subjectives obtenues par expertise ou enquête auprès des ONG (organisations non gouvernementales). En dépit des faiblesses de ce genre d’analyse les résultats sont difficilement contestables : ils confirment que les institutions influencent le niveau du revenu, sa croissance et son instabilité. Voir le dossier publié dans le n° de juin 2003 de Finances et développement (revue publiée par le FMI)
- Qualité des institutions et résultats économiques, Hali Edison
- La primauté des institutions, ce que cela veut dire et ce que cela ne veut pas dire, Dani Rodrik et Arvind Subramanian
- Les institutions n’expliquent pas tout, Le rôle de la géographie et des ressources naturelles dans le développement ne doit pas être sous-estimé, Jeffrey D. Sachs
- Les institutions ne servent pas seulement la croissance, Elles facilitent la gestion du patrimoine environnemental et social et contribuent ainsi au développement durable, Christian Eigen-Zucchi, Gunnar S. Eskeland et Zmarak Shalitzi
- Causes profondes de la pauvreté, Une perspective historique pour évaluer le rôle des institutions dans le développement économique, Daron Acemoglu

Selon la Commission sur la croissance et le développement [5] chargée d’établir des liens entre les politiques et les stratégies qui sous-tendent la réduction de la pauvreté et une croissance économique rapide et soutenue, une croissance rapide et durable repose sur la bonne combinaison d’ingrédients connus : des dirigeants qui favorisent la croissance et qui savent tirer partie des opportunités découlant de la mondialisation de l’économie. Ils ont également besoin de connaître quels niveaux de mesures incitatives et d’investissements publics sont nécessaires pour que les investissements privés affluent et pour assurer la diversification à long terme de l’économie et son intégration dans l’économie mondiale.
Sur le rôle des institutions voir aussi cet article de Daniel Longuépée, sur le site Melchior : Les institutions et la croissance (septembre 2009).

[1Gallimard NRF collection Essais

[2Le troisième chimpanzé. Essai sur l’évolution et l’avenir de l’animal humain (2000) et De l’inégalité parmi les sociétés. Essai sur l’homme et l’environnement (2000) publié en poche chez Folio (n° 493) et du livre plus ancien Guns, Germs, and Steel : The Fates of Human Societies (1999).

[3- Claude Bordes sur son blog "l’Antisophiste" a consacré cet article Le déterminisme géographique et la divergence économique à la discussion de la thèse de Diamond.
- Voir aussi cet article Île de Pâques : la catastrophe a-t-elle vraiment eu lieu ? de Jean-François Dortier dans le N° de la revue Sciences Humaines.
- La revue Études rurales (EHESS), Du mauvais usage de l’évolutionnisme.
- Développement durable et territoires publie cette critique
et beaucoup d’autres, alors jetez un œil pour voir...

[4Le livre est d’abord publié en deux parties, en 1904 et en 1905, dans la revue que codirigeait Max Weber avec Werner Sombart et Edgar Jaffé, les Archiv für Sozialwissenschaft und Sozialpolitik. La seconde édition, celle de 1920 est révisée et augmentée, elle figure dans l’ensemble consacré à la sociologie des religions (Gesammelte Aufsätze zur Religionssoziologie). Le succès de la traduction française tardive (1964) doit beaucoup à Raymond Aron. Vous pouvez télécharger ce livre sur le site des classiques des sciences sociales.

[5Réunie en 2006, présidée par Michael Spence, elle a rendu son rapport en 2008.


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