La diversité des entreprises (2)

dimanche 15 septembre 2013

La distinction entre les trois grandes catégories d’entreprises - entreprises individuelles, sociétés et entreprises de l’économie sociale et solidaire - a été présentée dans cet article.

Les entreprises agricoles

Ce sont des entreprises dont l’activité principale consiste à exploiter les richesses naturelles et à mettre en valeur le sol. Tournées vers la production végétale ou animale ces entreprises agricoles présentent plusieurs particularités. Leurs résultats subissnt les aléas du climat, elles sont encore le plus souvent sous une forme individuelle avec une main d’oeuvre d’origine familiale. À côté de la production agricole proprement dite, ces entreprises jouent un rôle essentiel en matière d’aménagement du territoire.
Le monde agricole est caractérisé depuis plusieurs années maintenant par une baisse des effectifs, du nombre d’exploitations, un vieillissement de la population et une augmentation de la taille moyenne des exploitations.

L’agriculture en quelques chiffres

En 2010, le seul secteur agricole a contribué à hauteur de 1,6% au produit intérieur brut français, pour un montant de 30.1 milliards d’euros courants. La contribution au PIB de l’ensemble constitué par l’agriculture et les industries agroalimentaires était de 3,1%.
En 2011, l’excédent des échanges agroalimentaires français a marqué une hausse de 3,8 milliards d’euros pour atteindre le seuil record de 11,9 milliards d’euros.
En 2010, plus de 970000 personnes participaient régulièrement au travail des exploitations agricoles (4 millions en 1963). Sur les années récentes, un renforcement de la féminisation peut être constaté parmi les jeunes exploitants puisqu’il y avait 12,5% de femmes parmi ceux-ci en 2010, contre 11,1% en 2000.
Les territoires ruraux couvraient 86% du territoire métropolitain en 2010, soit 28% de surface boisée, 5% de terres non cultivées et 53% de surface agricole utile (SAU). En outre, la France recensait la même année près de 490000 exploitations agricoles, avec une surface moyenne de 52,6 ha, contre 14,1 ha pour l’Union Européenne à 27.
Un enjeu primordial pour l’alimentation des consommateurs :les produits alimentaires et les boissons représentaient en 2010 14,9% du budget des ménages. Au sein de cette enveloppe, la viande, les fruits et les légumes totalisaient 35.5% de la dépense totale.
En 2011, le résultat courant avant impôts (RCAI) progresse de 6% par rapport à 2010, mais il ne permet pas de revenir aux niveaux de 2008, et cette moyenne cache souvent une perte de revenus due à l’augmentation rapide du prix des intrants comme les engrais, l’alimentation animale, etc. De plus, l’endettement des exploitations en 2010 continuait à progresser, en particulier pour les emprunts à moyen à long terme, et s’élevait à 159.7 milliers d’euros.
En 2010 et 2011, toutes les productions animales ont progressé en valeur, en particulier la production laitière, qui maintient la France au second rang des producteurs laitiers de l’UE. En outre, la France a produit en 2010 près de 1794 tonnes équivalent carcasse de gros bovins, la plaçant au premier rang des producteurs bovins de l’Union.
La part des céréales dans les productions végétales s’élevait en 2011 à 25%, suivie par la viticulture (21%) et les plantes fourragères (14%). Les rendements des cultures d’été étaient en hausse sur la décennie 2000-2010 (maïs, orge, colza) ; enfin, la production de fruits en 2011 s’est établie au niveau de 3 million de tonnes, et celle de légumes frais autour de 5,4 millions de tonnes.
Il faut noter le poids croissant de l’agriculture biologique : en 2009, la France totalisait 8% des surfaces bio de l’Union Européenne. Sur son territoire, en 2011, 4,5% des exploitations agricoles cultivaient en mode biologique 3,57% des surfaces ; en juin 2012, la barre du million d’hectares cultivés en agriculture biologique a été franchie. Le chiffre d’affaires du marché du bio en France s’élevait en 2011 à près de 4 milliards d’euros, en progression de 10% par rapport à l’année précédente.
Sources : Alim’agri, Hors série n°26, édition 2012

Les entreprises industrielles

Ce sont des entreprises dont l’activité principale consiste à transformer des matières premières jusqu’aux produits élaborés en vue de créer de la valeur ajoutée.
Depuis un quart de siècle, l’évolution de l’industrie est placée sous le signe de la crise sous l’effet du ralentissement global de l’activité, de la concurrence des pays à main d’œuvre bon marché et des innovations qui modifient en permanence les techniques de production et les comportements des consommateurs.
En 2010, le secteur de l’industrie compte 240 000 sociétés et emploie 3 millions de salariés en équivalent temps plein. Ces sociétés dégagent un chiffre d’affaires total de 999 milliards d’euros, dont 30 % provient des exportations.
L’industrie manufacturière réalise 85 % du CA du secteur et emploie 89 % des salariés de l’industrie.

L’aggravation de la crise industrielle

L’aggravation de la crise de l’industrie française est claire en 2012 : recul de la
production (graphique 1a), de l’emploi, de l’investissement productif
(graphique 1b), nombreuses annonces de licenciements, déficit extérieur
persistant (graphique 1c), recul rapide des parts de marché à l’exportation
(graphique 1d).

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Source : Natixis, Flash économie 25 juillet 2012 – N°518

Les entreprises commerciales

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Ce sont les entreprises qui achètent des biens et des services pour les revendre.
La valeur ajoutée qu’elles produisent correspond au service qu’elles rendent en assurant la distribution des produits (conditionnement, transport, stockage, mise à disposition...) et des services annexes (services après-vente, crédit…).
Le commerce en France c’est plus de 700 000entreprises soit 20 % des entreprises françaises.
Voir les chiffres clés pour 2012 dans le document joint à gauche.
Le commerce de détail consiste à vendre des marchandises dans l’état où elles sont achetées (ou après transformations mineures) généralement à une clientèle de particuliers, quelles que soient les quantités vendues.
Le commerce de gros - ou commerce interentreprises - consiste à acheter, entreposer et vendre des marchandises généralement à des détaillants, des utilisateurs professionnels (industriels ou commerciaux) ou des collectivités, voire à d’autres grossistes ou intermédiaires, et ce quelles que soient les quantités vendues.

On distingue habituellement le commerce indépendant, le commerce associé, la franchise et la succursale.
Le commerce indépendant isolé : ce sont des commerçants qui ont préféré être totalement indépendants pour organiser leur activité. Ils ne s’appuient sur aucun réseau.
Le commerce associé : c’est une organisation de réseaux de points de vente (magasins, agences, hôtels…) constitués et contrôlés par des entrepreneurs indépendants, qui se sont associés au sein d’un groupement, dans le but de mettre en place des actions et des outils communs résultant de la mutualisation de leurs moyens et de leurs savoir-faire. Propriétaires de leurs affaires et de leur réseau/enseigne, ils en sont les acteurs et les décideurs. En grande majorité, ces groupements sont organisés sous forme coopérative.
La franchise : c’est un réseau de magasins organisé à l’initiative d’un franchiseur, qui concède contractuellement sa marque, son concept et un savoir-faire à des entreprises indépendantes appelées “franchisées”. Celles-ci s’engagent à respecter de façon très rigoureuse le cahier des charges de l’enseigne.
Le succursalisme : cette forme de commerce se compose de réseaux de points de vente contrôlés par un groupe, et dont les points de vente sont dirigés par des salariés du groupe.

Les banques et les assurances

Le secteur des sociétés financières est présenté dans d’autres articles sur ce site qui leur est dédié.

Les professions libérales et travailleurs indépendants

Le travailleur indépendant est détenteur d’un savoir intellectuel ou technique bien précis dans des secteurs variés : activités médicales et paramédicales, services aux entreprises, services à la personne, immobilier, juridique, informatique...
L’exercice de certaines professions exige des diplômes spécifiques (médecin, avocat, architecte...).
Le travail en indépendant se caractérise par l’absence de contrat de travail et de lien de subordination juridique permanente à l’égard du donneur d’ordre (le client ou patient). Contrairement au salarié, le travailleur indépendant n’est pas tenu de respecter des horaires ou une durée légale de travail. Ses relations avec son client sont fixées dans le cadre d’un contrat (oral ou écrit) ou d’une négociation.
Il doit assurer lui-même le paiement de ses cotisations sociales, auprès de la caisse dont dépend sa profession.
Sa rémunération se fait par le paiement de factures forfaitaires ou au temps passé.

Parmi les travailleurs indépendants les professions libérales occupent une place particulière. La définition des professions libérales est donnée par l’article 29 de la loi du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allégement des démarches administratives : « Les professions libérales groupent les personnes exerçant à titre habituel, de manière indépendante et sous leur responsabilité, une activité de nature généralement civile ayant pour objet d’assurer, dans l’intérêt du client ou du public, des prestations principalement intellectuelles, techniques ou de soins mises en œuvre au moyen de qualifications professionnelles appropriées et dans le respect de principes éthiques ou d’une déontologie professionnelle, sans préjudice des dispositions législatives applicables aux autres formes de travail indépendant. »

Il existe deux sortes de professions libérales : les professions libérales réglementées , les professions libérales non réglementées.
- Parmi les activités réglementées, on distingue :
Les professions de la santé : chirurgien-dentiste, diététicien, directeur de laboratoire d’analyses médicales, ergothérapeute, infirmier, masseur kinésithérapeute rééducateur, médecin, orthophoniste, orthoptiste, pharmacien, podologue, psychomotricien, sage-femme, vétérinaire.
Les professions du droit : administrateur judiciaire et mandataire judiciaire à la liquidation des entreprises, avocat, avocat au Conseil d’État et à la Cour de Cassation, avoué, commissaire-priseur judiciaire, greffier de tribunal de commerce, huissier de justice, notaire.
Les professions des techniques, du chiffre et du cadre de vie : agent général d’assurances, architecte, commissaire aux comptes, conseil en propriété industrielle, conseiller en investissements financiers, expert-comptable, expert foncier, agricole et forestier, géomètre expert.

Les professions libérales non réglementées sont nombreuses, et se caractérisent par une vitalité forte, en termes de créations d’entreprises, ces dernières années. Elles s’inscrivent parfois dans un cadre pluriactif, en étant exercées en parallèle d’une activité salariée :
Professions artistiques : architecte d’intérieur, conservateur restaurateur…
Professions du cadre de vie : expert judiciaire en environnement…
Professions de la formation : formateur (formation continue)...
Professions des études et du conseil : consultant, conseil pour les affaires et la gestion, conseil en systèmes informatiques et réalisation de logiciels, interprète-conférencier…
L’exercice de certaines de ces professions est totalement libre (consultant). D’autres doivent obtenir une autorisation d’exercice (détective).

Plus du quart des entreprises françaises sont des professions libérales. Elles emploient près de 11 % de la population active et produisent 12 % de la valeur ajoutée.


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