La diversité des entreprises (3)

dimanche 15 septembre 2013

La diversité des entreprises ne tient pas seulement au statut (voir cet article) ou à l’activité (voir celui-ci) elle renvoie aussi à la dimension mesurée par l’effectif des salariés, le chiffre d’affaires, la capitalisation, la valeur ajoutée...

Classement par taille

L’INSEE distingue 4 catégories à partir des critères de l’emploi et de la valeur ajoutée : les microentreprises, les petites et moyennes entreprises (PME), les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises.
Dans le Décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008 relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d’appartenance d’une entreprise pour les besoins de l’analyse statistique et économique les définitions sont précisées.
La catégorie des microentreprises est constituée des entreprises qui : d’une part occupent moins de 10 personnes et d’autre part ont un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros.
La catégorie des petites et moyennes entreprises (PME) est constituée des entreprises qui d’une part occupent moins de 250 personnes et d’autre part ont un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’euros.
La catégorie des entreprises de taille intermédiaire (ETI) est constituée des entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie des petites et moyennes entreprises, et qui d’une part occupent moins de 5 000 personnes et d’autre part ont un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 1 500 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 2 000 millions d’euros.
La catégorie des grandes entreprises (GE) est constituée des entreprises qui ne sont pas classées dans les catégories précédentes.

Entreprises selon le nombre de salariés et l’activité en 2012 (en nombre)

Source et champ : France activités marchandes hors agriculture. Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Répartition des entreprises en fonction de leur catégorie en 2010 (en %)

Répartition de l’emploi salarié en fonction de la catégorie d’entreprise en 2010 (en %)

Répartition du chiffre d’affaires en fonction de la catégorie d’entreprise en 2010 (en %)

Source : DGFIP - INSEE - DGCIS, base de données fiscale et base de données LIFI-DIANE

Les PME emploient globalement environ la moitié des salariés, mais seulement le tiers dans l’industrie et le secteur information et communication, la moitié des salariés dans le commerce et les transports, 60 % dans le secteur santé et action sociale ainsi que les services aux entreprises, 70 % dans la construction et le secteur hébergement et restauration et 80 % dans l’enseignement et les services aux particuliers.
Le sous-ensemble des micro-entreprises de moins de 10 salariés représentent 20 % de l’emploi salarié total, le tiers dans la construction et l’enseignement, 40 % dans le secteur hébergement et restauration, la moitié des salariés dans les services aux particuliers, le quart dans le commerce et 10 % seulement dans l’industrie.
En terme de valeur ajoutée, les PME créent la moitié de la valeur ajoutée, le quart étant réalisé par les seules microentreprises.
Dans la construction, les deux-tiers de la valeur ajoutée sont créés par les PME, mais seulement le quart dans l’industrie.
Si les PME sont à l’origine de moins de 20 % des exportations, mais si elles ne représentent que 9 % des exportations dans l’industrie, les PME représentent 39 % de celles réalisées dans le commerce.

Les groupes

Les grandes entreprises peuvent revêtir la forme de groupes ou de réseaux.
Un groupe est un ensemble de sociétés liées par des participations financières dans lequel on distingue la société mère (elle n’est contrôlée par aucune société, et se situe, à la tête du groupe) et les filiales.
C’est la société mère qui prend les décisions stratégiques. Lorsqu’elle n’existe que pour exercer le pouvoir financier en abandonnant toutes les autres fonctions à ses
filiales, elle devient un holding (société financière qui "tient" le groupe).
Les filiales : ce sont des sociétés dont le capital est contrôlé à plus de 50 % par la
société mère. En pratique il est possible de contrôler une société avec une majorité relative, dès lors que les autres associés ne sont pas coalisés.
On dit que les entreprises ou les groupes ont des participations dans d’autres sociétés, lorsque le capital contrôlé dépasse 10 % et moins de 50 %.

Lorsque les liens entre les entreprises ne reposent plus uniquement sur des bases financières mais prennent en compte des aspects juridiques et commerciaux à travers des accords et contrats du type sous-traitance,franchise, accords de coopération, centrales d’achats, on est en présence d’un réseau d’entreprises – ou d’entreprises-réseau.
L’ensemble est structuré au profit d’une entité qui conçoit et coordonne le projet productif.

Si la plupart des groupes sont très connus et figurent dans le CAC 40 d’autres le sont beaucoup moins comme par exemple l’Association Familiale Mulliez qui contrôle un grand nombre d’enseignes dans le monde de la distribution. Si on lui associe assez souvent le groupe Auchan (Alinéa, Auchan, A 2 pas, Chronodrive, Gros Bill, Little Extra et Simply Market) on le fait peut-être moins facilement avec quelques-unes de ses autres enseignes dans la high-tech (Boulanger, Saturn), le prêt-à-porter et le textile (Bizzbee, Brice, Jules, Kiabi, Pimkie, Phildar), l’automobile (Norauto), l’aménagement de la maison (Home Market, Saint Maclou), le bricolage (Leroy Merlin, Bricoman), le sport (Décathlon), la restauration (Flunch, Pizza Paï), la bureautique (Top Office), la location (Kiloutou)...
Le "groupe" Mulliez a la forme juridique d’un "groupement d’intérêt économique" et n’est pas une société anonyme (pas de cotation ou de participation aux marchés financiers). Il réunit plus de 500 membres de la "famille" Mulliez.
Le "groupe" Mulliez est constitué d’une série de sociétés civiles (SC)
contrôlées par les divers membres de la famille et d’une série de sociétés en commandite par actions (SCA). L’AFM n’existe que comme « association », c’est-à-dire comme contrat moral collectif entre les membres de la famille Mulliez, chacun des membres étant libre d’y adhérer ou non.
Du points de vue juridique (y compris fiscal) et financier n’existent donc que des sociétés civiles et des SCA auxquelles peuvent se greffer de temps à autre des sociétés au statut « bâtard », comme la SEPLML (Société En Participation Louis Mulliez Lestienne).

Les choses sont plus claires avec des "groupes" mieux connus comme Danone.
20,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012, coté sur Euronext Paris, numéro 1 mondial des produits laitiers frais, numéro 2 mondial des eaux embouteillées, numéro 2 mondial de la nutrition infantile, numéro 1 européen de la nutrition médicale. Distribuant les marques suivantes : Activia, Oikos, Prostokvashino, Densia, Danonino, Danacol, Actimel, Taillefine, Milkuat, Danette mais aussi Evian (international), Volvic (international), Aqua (Indonésie), Badoît (France), La Salvetat (France), Mizone (Chine et Indonésie), Lanjarón (Espagne), Font Vella (Espagne), Fonter (Espagne), Bonafont (Mexique, Brésil), Hayat (Turquie), Villa del Sur (Argentine), Villavicencio (Argentine), Salus (Uruguay), Robust (Chine), Health (Chine), Zywiec Zdroj (Pologne), C-optima (Mexique, Brésil), Damavand (Iran) et encore Milupa, Blédina (France), Gallia, Aptamil (RU, Allemagne), SGM (Asie-Pacifique), Dumex (Asie-Pacifique), Nutricia Nutrini, Nutricia, SHS, Fortisip (Royaume-Uni), Neocate, Fortimel, Nutrison, Milupa, Respifor, FortiCare, Infatrini…


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