La diversité des entreprises (5)

lundi 17 février 2014

Cet article reprend des extraits d’un document de l’INSEE "Répertoire des entreprises contrôlées majoritairement par l’État au 31 décembre 2012" (INSEE Résulats, N° 69 Économie - janvier 2014).

Fin 2012, l’État contrôle près de 1 400 sociétés en France, qui emploient 797 500 salariés. Par rapport à 2011, le nombre de sociétés contrôlées par l’État diminue de près de 130 unités ; en revanche, le nombre d’emplois de ces sociétés progresse de 1,6 %. L’emploi des sociétés qui étaient dans le secteur public en 2011 et 2012, augmente de 2,1 %.

Moins de sociétés sous le contrôle de l’État en 2012 qu’en 2011

En France, les sociétés du secteur public emploient 797 500 salariés.
Fin 2012, l’État contrôle majoritairement, directement ou indirectement, 1 383 sociétés, en détenant plus de la moitié de leur capital. L’État est également présent de façon minoritaire dans le capital d’environ 520 autres sociétés.

En 2012, près de 200 sociétés ont quitté ainsi la sphère publique du fait de cessations d’activité pour près des deux tiers, de ventes de filiales pour le tiers restant (la moitié de ces sociétés qui quittent le périmètre de l’État appartenaient au groupe EDF et 20% des sorties concernent le groupe SNCF.
À l’inverse, une soixantaine de sociétés entrent dans les groupes du secteur public. Ces prises de participation dans de nouvelles sociétés ou dans des sociétés déjà associées au groupe sont pour 60 % des entrées réalisées par le groupe EDF et pour 20 % par le groupe SNCF.

90 sociétés sous contrôle direct de l’État

Parmi les 1 383 sociétés publiques, l’État contrôle directement 90 sociétés dites de premier rang [1], en détenant directement plus de la moitié de leur capital.

Des effectifs concentrés et 8 salariés sur 10 dans le secteur tertiaire.

Les dix premières sociétés en termes d’effectifs rassemblent près de 74 % de l’ensemble des salariés tandis que les 50 plus grandes sociétés publiques en rassemblent 87 %.
Les trois plus importantes demeurent La Poste, la SNCF et EDF. Ces trois sociétés et leurs 1 000 filiales totalisent à elles seules plus des deux tiers des effectifs des sociétés contrôlées par l’État.
Le secteur tertiaire prédomine avec les quatre cinquièmes des effectifs de l’ensemble des sociétés publiques. Dans ce secteur, la présence de l’État reste forte par l’intermédiaire de grands groupes dans les transports, l’entreposage et les activités scientifiques et techniques.
Les sociétés publiques du secteur des transports emploient près de 495 000 salariés. 87 % de ces salariés dépendent des groupes La Poste, la SNCF et, dans une moindre mesure, de la Régie autonome des transports parisiens (RATP).
Au sein du groupe La Poste, la maison-mère emploie 83 % des salariés.
Au sein du groupe SNCF, les sous-groupes Keolis et Géodis représentent respectivement 20 % et 13 % des effectifs et la maison-mère 62 %.
En 2011, l’État est devenu actionnaire majoritaire des aéroports de Strasbourg et de La Réunion, puis en 2012 de l’aéroport de la Martinique. Les effectifs des aéroports publics, avec 10 200 salariés, ne représentent que 2 % du secteur des transports.
Loin derrière les transports, les secteurs des activités scientifiques et techniques, des services administratifs et de soutien emploient moins de 62 000 salariés. Ces derniers représentent un peu moins d’un salarié sur dix des sociétés publiques dans le secteur tertiaire. 45 % d’entre eux sont employés dans le secteur de la recherche et du développement scientifique. Plus de la moitié de ces 28 200 salariés dépendent du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).
Avec 23 800 emplois, le secteur de l’information et de la communication représente 4 % des salariés des sociétés publiques du tertiaire. Plus particulièrement, les salariés de France Télévisions représentent plus de 60 % de ceux de l’édition, de l’audiovisuel et de la diffusion du secteur public.
Le secteur des activités financières et d’assurance représente 3 % des emplois du tertiaire de la sphère publique. 60 % des salariés de ce secteur font partie du personnel de la Banque de France et 15 % de celui du groupe La Poste, via La Banque Postale.

La production d’énergie garde une part notable dans le secteur public de l’industrie (76 %) où prédominent la production et la distribution d’électricité par le groupe EDF.
EDF et le CEA demeurent les deux groupes importants de ces secteurs et y emploient un peu moins de 120 000 salariés.

L’État est très peu présent dans les secteurs de l’industrie et de l’agriculture.

Où en sont les privatisations

Dans la liste des sociétés privatisables de 1993 [2], seule la Caisse centrale de réassurance reste sous la tutelle de l’État en 2012

Entre 1993 et 2005, 20 sociétés privatisables sont passées dans le secteur privé : BNP et Rhône-Poulenc en 1993, Elf-Aquitaine et UAP en 1994, Seita, Péchiney et Usinor-Sacilor en 1995, Renault, CGM, AGF en 1996, Bull en 1997, la Société marseillaise de crédit (SMC), la CNP Assurances, CIC- UIC-GAN SA (sous-groupes de SGGP) en 1998, Thomson SA (privatisée en deux temps, la société Thomson CSF en 1998 puis la société Thomson multimédia en 2000), Aérospatiale-Matra et le Crédit lyonnais en 1999, la Banque Hervet en 2001, Air France en 2004, la Snecma en 2005.

[1Le rang de contrôle est le nombre de maillons entre l’État (actionnaire final) et la société. Il est de un pour les sociétés contrôlées directement par l’État, de deux pour les filiales de ces sociétés et ainsi de suite.

[2La loi n° 93-923 du 19 juillet 1993 prévoyait la privatisation de 21 sociétés. Ces sociétés, détenues par l’État, contrôlaient 1 760 sociétés en 1993, directement ou indirectement.


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