Le marché du travail dans les hypothèses habituelles

samedi 4 janvier 2014

La présentation du fonctionnement théorique du marché du travail relève de ce que les économistes appellent l’école néoclassique. Celle-ci fait du principe d’économicité le fondement du comportement humain. Les agents économiques se comportent rationnellement en cherchant la solution qui leur procure l’avantage le plus grand compte tenu des contraintes qu’ils subissent.

Ainsi, des producteurs et des consommateurs semblables (ce qui permet de raisonner sur le comportement d’un agent représentatif) et libres, entrent en relation par l’échange, parce qu’ils souhaitent améliorer autant qu’il est possible de le faire, leur situation personnelle (principe de l’optimation sous contrainte). Lorsque cette position est atteinte et que les agents ne souhaitent plus s’en éloigner, on dit que l’économie a atteint un état d’équilibre.

L’offre et la demande de travail sont confrontées sur le marché du travail parce qu’elles sont liées l’une et l’autre au niveau du salaire réel [1].

L’offre de travail

L’offre de travail résulte d’un arbitrage fait par le travailleur entre le travail et les loisirs. Le travailleur confronte le coût de l’effort [2] et le salaire réel (le gain qu’on peut en escompter) : les salariés choisissent de travailler tant que le pouvoir d’achat de leur rémunération est supérieur à la valeur monétaire de l’effort que leur demande le travail (calcul coûts/avantages). Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, une augmentation du salaire rend le travail plus avantageux financièrement, ou ce qui revient au même, une augmentation du salaire rend le loisir plus coûteux : ne pas travailler c’est renoncer à une somme plus importante.
L’offre de travail est une fonction croissante du salaire réel.

Pour aller plus loin...

La détermination de l’offre de travail se fait suivant la méthode habituelle d’analyse des choix du consommateur. Les deux biens entre lesquels le consommateurs doit choisir sont le revenu réel qui permet de consommer tous les biens et services, et le temps de loisir (temps de non travail).

La contrainte budgétaire traduit la liaison entre le revenu, le salaire qui est une donnée dans l’hypothèse de concurrence pure et parfaite, les autres composantes du revenu qui sont aussi des données, et le temps de travail. Soit N le nombre d’heures de travail, T le nombre d’heures disponibles pour le travail et les loisirs (T n’est pas égal à 24 heures parce qu’une partie du temps est occupée physiologiquement),

L = (T - N) est le temps de loisir.

La satisfaction du "consommateur-travailleur" est fonction de la quantité R de revenu et de la durée des loisirs L U = U (R, L)

Graphiquement on peut construire des courbes d’indifférence entre loisir et consommation, les différentes courbes correspondent à des niveaux différents d’utilité. La dérivée de U par rapport à L est l’utilité marginale du loisir c’est à dire la variation de plaisir entraînée par une variation du temps de loisir disponible (désutilité du travail). La dérivée de U par rapport à R est l’utilité marginale du revenu. La substitution entre loisir (travail) et consommation se mesure à partir du taux marginal de substitution dR / dL = - (U’L / U’R) On peut facilement construire la fonction d’offre de travail associant le taux de salaire réel et la quantité de travail rendant optimale la satisfaction du consommateur.

Dans l’hypothèse où il n’y a pas d’autre revenu que le revenu du travail, le revenu R est égal à w (T - L) Quand le temps de travail occupe tout le temps disponible, le revenu est maximum et vaut wT. Quand le temps de travail est nul, le revenu est lui aussi nul. Le point A est la situation la meilleure possible pour le consommateur-travailleur parce qu’elle rend maximum la satisfaction (qui dépend de R et de L) tout en restant possible compte tenu de la contrainte de revenu. Si le taux de salaire était moins élevé w’< w la droite de budget serait LR’ conduisant à la position B c’est à dire à un temps de travail plus court.

Le résultat observé dépend en fait de la forme des courbes d’indifférence.

Si U1 devient U’1 alors la quantité de travail qui rend optimale le partage loisir travail est supérieure à la quantité qui prévalait pour un salaire plus élevé. La diminution du salaire impliquerait une augmentation de l’offre de travail.

L’effet de substitution et l’effet revenu ont une importance variable et le résultat dépend de leur rôle relatif. Quand le taux de salaire augmente, le revenu augmente ce qui permet de réduire le temps de travail pour avoir un même revenu, mais quand le taux de salaire augmente, le prix du loisir, c’est à dire le manque à gagner résultant du non travail augmente aussi, ce qui provoquera une augmentation du temps de travail proposé (substitution du travail au loisir).

L’offre de travail sera normale si l’effet de substitution l’emporte sur l’effet de revenu.

Les observations empiriques déjà évoquées dans l’analyse descriptive du comportement d’activité montrent que dans les situations les plus habituelles dans les sociétés marchandes l’offre de travail est normale, mais pour des niveaux de rémunération élevés l’augmentation du taux de salaire horaire peut conduire à une réduction de la durée de travail offerte. Pour la plupart des salariés, le temps de travail n’est pas entièrement libre et l’analyse ne porte que sur les offres d’heures supplémentaires. On comprend par ailleurs aisément que la satisfaction des salariés qui souhaiteraient travailler moins ou travailler plus que la norme édictée est affectée par la fixation d’une durée légale de travail. Ces analyses permettent de traiter les effets de la fiscalité, des prestations sociales constituant un supplément de revenu indépendant du salaire et particulièrement des allocations versés aux chômeurs ou du versement d’un revenu minimum.

L’offre globale de travail est égale à la somme des offres individuelles, elle est donc fonction croissante du taux de salaire réel.

La demande de travail

La demande de travail provient des entreprises qui embauchent de la main d’œuvre en comparant ce que la valeur que le travailleur va apporter en plus, au coût supplémentaire lié à son embauche.
Tant que le salarié rapporte plus qu’il ne coûte, il est avantageux de l’employer. Les économistes disent que l’employeur compare la productivité marginale du travail et le salaire réel qu’il faut payer pour bénéficier de cette contribution du salarié. Tant que la productivité marginale du travail est supérieure au salaire réel l’employeur peut élever son profit en augmentant la quantité de travail qu’il utilise (donc sa demande de travail).
La demande de travail augmente, toutes choses égales par ailleurs, lorsque le salaire réel diminue.
La demande de travail est une fonction décroissante du salaire réel.

Pour aller plus loin ...

La demande de travail est déterminée par une procédure d’optimation traditionnelle de la combinaison productive. La quantité demandée de travail est fonction du prix relatif du capital et du travail et des productivités respectives des deux facteurs. L’employeur utilisera du travail supplémentaire jusqu’à ce que la quantité de travail soit telle que la productivité marginale du travail soit égale au taux de salaire réel (celui-ci est une donnée exogène en concurrence pure et parfaite). Pour des niveaux de salaire différents, l’employeur peut ainsi fixer les quantités de travail qu’il demandera. La fonction de demande de travail est décroissante.

Coût du travail et demande de travail.

Pour une entreprise particulière, c’est à dire au niveau microéconomique, produire plus conduit à choisir une nouvelle combinaison entre travail et capital.

Le producteur choisit
- la combinaison entre capital et travail
- le niveau de production permettant d’obtenir le profit maximum en comparant les coûts unitaires du travail et du capital

On montre que le profit est maximum pour la quantité produite pour laquelle le prix du produit est égal au coût marginal.

Le profit dépend :
- de la quantité et du prix du produit = recettes
- des quantités et des coûts unitaires du travail et du capital = dépenses

Le profit s’élève tant qu’une augmentation de la production entraîne une croissance des recettes plus grande que la croissance des dépenses. Une variation de la production entraîne une variation du profit. Elle est rendue possible par les variations des quantités de travail et de capital utilisées pour produire.

La variation du profit dépend du salaire, du prix du capital et des variations des quantités utilisées de travail et capital.

En rapportant cette variation du profit à la variation de la quantité produite on mesure le profit marginal

Le profit marginal mesure la variation du profit engendrée par la production d’une unité supplémentaire : c’est le profit rapporté par la dernière unité produite

Ce profit marginal est positif pour les productions pour lesquelles le prix est supérieur au coût marginal. Tant qu’il est positif le profit total augmente. Dès qu’il devient négatif le profit total diminue.

La quantité qu’il faut produire pour obtenir le profit maximum est telle que pour ce niveau de production le prix du produit est égal au coût marginal

En taux de croissance la relation devient

Toutes choses égales par ailleurs, le coût réel unitaire du travail diminue quand :
- le salaire nominal diminue
- les prix augmentent
- la productivité du travail augmente

L’expression du profit peut être modifiée pour faire apparaître les coûts effectifs des facteurs de production

Toute tendance à la diminution du profit entraîne une réduction de la production et inversement. Une augmentation du coût réel du travail ou du capital réduit le profit donc réduit la production et modifie la quantité de travail et de capital utilisée.

Toutes choses égales par ailleurs :

La demande de travail diminue normalement lorsque : le salaire réel augmente plus vite que la productivité du travail (une augmentation du salaire réel correspond à une hausse du salaire nominal plus forte que celle des prix)

La demande de travail peut diminuer lorsque : le prix réel du capital augmente plus vite que sa productivité (le prix réel du capital augmente si le prix des équipements augmente plus vite que ceux des produits) Mais cette situation peut aussi conduire à augmenter la demande de travail si le travail est substitué au capital.

La demande de travail décroît quand le salaire réel augmente.

Le marché du travail

S’il existe un marché du travail sur lequel se rendent tous les offreurs et les demandeurs d’un type de travail particulier, il y aura une confrontation des offres et des demandes de chacun des offreurs et des demandeurs. Les offres et les demandes individuelles de travail deviendront une offre et une demande de marché.

Les hypothèses théoriques nécessaires à la réalisation de l’équilibre sont nombreuses mais l’une d’entre-elles est essentielle.
Il faut que les offreurs et les demandeurs ne se rencontrent pas directement, il n’y donc pas de négociation bilatérale. Il faut donc imaginer un agent de marché, un commissaire-priseur jouant le rôle de centralisateur d’informations en affichant (annonçant) des prix successifs à l’annonce d’un prix les offreurs et les demandeurs individuels vont répondre en indiquant les quantités qu’ils offrent ou demandent à ce prix tant qu’il y a un écart entre le total des offres et des demandes le commissaire-priseur corrige le prix en proposant un prix plus élevé ou plus bas
Il baisse le prix si l’offre totale est supérieure à la demande totale et inversement il annonce un prix plus élevé si l’offre totale est inférieure à la demande totale.
Le tatonnement s’arrête lorsque le prix proposé conduit à une offre totale égale à la demande totale. C’est seulement à ce moment que l’échange entre offreurs et demandeurs intervient. [3].

Pour aller plus loin

Le taux de salaire d’équilibre permet d’égaliser l’offre et la demande de travail, et de ce fait, le chômage involontaire ne peuvent pas exister. En revanche chaque travailleur est libre de refuser un niveau du salaire qui lui permettrait de trouver un emploi, il peut être un chômeur volontaire. C’est pour cette raison que tous les éléments qui empêchent la réduction des salaires (salaire minimum) ou qui compensent la perte de salaire (allocations de chômage) sont dénoncés par les économistes libéraux comme responsables du chômage.

L’analyse repose sur l’hypothèse qu’il ne peut pas y avoir de contrainte de la demande de travail autre que le salaire.

Même sans introduire l’idée d’une contrainte on peut mettre en doute le raisonnement en termes de marché du travail tel qu’il est décrit ci-dessus.

En période de récession la demande de travail se déplace vers le bas et le salaire réel doit donc baisser, alors qu’en période d’expansion il doit s’élever pour la raison inverse. Or, les travaux statistiques ne montrent pas de liaison entre les salaires réels ou nominaux et les variations du PIB. De plus on constate que les démissions diminuent en période de récession alors qu’elles devraient augmenter.

Cela conduit à faire deux remarques qui sont l’une et l’autre dans la perspective keynésienne, même si, et c’est important, le raisonnement keynésien d’origine, n’’est pas conduit dans ce cadre, puisque pour J.M. Keynes le marché du travail tel qu’il est présenté ici n’existe pas :
- la liaison entre coût du travail et demande de produits : le salaire n’est pas seulement un coût, c’est un revenu et à ce titre il influence la demande de produits .
- la rigidité des salaires : les travailleurs ne proposent que très rarement leurs services à des niveaux de salaire inférieurs à ceux qui prévalent au moment de la négociation de leur contrat

Ces deux remarques peuvent être discutées rapidement ici, mais elles seront développées à l’occasion de la présentation détaillée de l’analyse keynésienne proprement dite.

L’idée que la baisse du salaire influence la demande de produits est présente dans la théorie classique, mais la baisse du salaire réel modifie aussi l’offre de produits. Si la variation de la demande de produits est assez forte pour modifier les conditions de la production, l’ajustement du salaire réel ne conduit plus automatiquement à une disparition du chômage.

Dans l’hypothèse "classique" le chômage (CHO) qui résulte d’un salaire réel trop élevé, disparaît parce que le salaire réel s’ajuste. Dans l’hypothèse "keynésienne", la baisse du salaire réel entraînant le déplacement de la courbe de demande de travail ne fait pas forcément disparaître le travail.

L’analyse en terme d’équilibres avec rationnements (ou équilibres à prix fixes) permet de dépasser cette hypothèse d’ajustement contrarié, parce qu’elle autorise des déséquilibres se propageant d’un marché à l’autre. Elle permet aussi d’introduire l’existence d’une rigidité à la baisse du taux de salaire réel, mais elle ne relève pas de la perspective classique.

Pour rester dans le cadre de l’analyse microéconomique traditionnelle il faut envisager de nouvelles hypothèses permettant d’expliquer l’existence du chômage. Dans les années soixante-dix, les économistes néoclassiques ont repris l’analyse en termes de marché.

Robert Lucas et Leonard Rapping (1969) ont par exemple proposé de conserver l’hypothèse de flexibilité des salaires mais en en acceptant qu’ils soient mal anticipés par les offreurs de travail.

La récession ne modifie pas le comportement des salariés qui continuent à offrir leur travail sur la base de leurs anticipations. Le salaire réel du marché est inférieur au salaire anticipé (du fait de la réduction de l’activité et de la hausse des prix qui se maintient), la courbe de demande de travail est déplacée vers la gauche. Le salaire réel anticipé conduit à offrir la quantité O de travail, alors que le salaire réel de marché conduit à la demande de travail D. Tant que l’écart subsiste entre anticipations des salariés et salaire de marché l’offre de travail est excédentaire.

Une autre tentative de retour à l’orthodoxie classique, plus radicale, repose sur l’idée suivante : les fluctuations du niveau d’emploi sont le reflet du déplacement de l’équilibre. L’augmentation de l’utilisation du facteur travail entre deux périodes peut s’expliquer soit par un déplacement vers la gauche de la courbe d’offre soit par un déplacement vers la droite de la courbe de demande de travail.

Dans les deux cas envisagés ici le niveau de l’emploi s’élève en réponse à ces variations, mais l’évolution du salaire réel n’est pas la même bien entendu. Les variations peuvent être le résultat de chocs contraires : le mouvement inverse peut aussi se produire dans l’hypothèse d’une baisse du niveau de l’emploi.

Les modèles de cycles réels (RBC) qui sont développés dans les années 80 par les "nouveaux économistes classiques" utilisent cette approche.

L’hypothèse de chocs réels reçus par une économie à l’équilibre permet de simuler des fluctuations de l’emploi. Les décisions individuelles rationnelles, répondent aux événements aléatoires affectant l’emploi (chocs de productivité résultant d’une innovation par exemple).

Le modèle reprend l’analyse standard des choix intertemporels.

Si on appelle n1 et n2 respectivement l’offre d’emploi avant et après la hausse du salaire réel (w1 passant à w2) à l’optimum (avec une fonction d’utilité concave) on montre que le rapport n1 / n2 est fonction du rapport w1 / w2. Si la hausse de salaire (et de productivité) est temporaire l’individu aura tendance à offrir plus de travail (si on retient l’hypothèse habituelle d’un effet de substitution plus puissant que l’effet de revenu).

Pour présenter simplement cette analyse, Pierre-Alain Muet reprend une méthode fréquente dans l’analyse néoclassique, l’hypothèse d’un individu représentatif qui serait à la fois producteur et consommateur : Robinson sur son île.

Robinson est un individu rationnel qui partage son temps entre le travail consistant à récolter des noix de coco et le loisir. Si les noix de coco sont plus abondantes (choc technologique) le comportement de Robinson dépendra du caractère durable ou non du choc et de sa préférence pour le loisir aujourd’hui ou le loisir demain.
- Si le choc est durable, Robinson va travailler moins et réduire ses investissements (plantation).
- Si le choc est temporaire il a intérêt à investir aujourd’hui, c’est à dire ne pas consommer plus de noix de coco immédiatement mais au contraire, les planter pour augmenter sa consommation future. Il devra choisir cependant entre travailler moins en profitant de la plus grande disponibilité de noix de coco (effet revenu), et travailler plus aujourd’hui parce que la récolte est plus facile pour travailler moins demain quand elle sera difficile (effet substitution). Si l’effet de substitution l’emporte sur l’effet de revenu, Robinson va travailler plus, consommer plus et investir plus aujourd’hui afin de consommer plus demain en travaillant moins. Les chocs de productivité entraînent une évolution procyclique de l’emploi. Le chômage (le loisir de Robinson) diminue en période d’expansion et augmente en période de récession.

Cette présentation permet de sauvegarder l’idée d’une économie en permanence en équilibre même lorsqu’elle connaît des cycles [4] les variations de l’emploi ne sont alors que le reflet des ajustements intertemporels des agents. Les conditions de son établissement sont cependant tellement discutables qu’elle doit être regardée comme un ultime développement d’un mode de raisonnement beaucoup plus que comme une description du fonctionnement des économies réelles d’aujourd’hui.

Dans l’analyse néoclassique il existe donc un niveau de salaire réel qui permet d’égaliser l’offre à la demande de travail assurant ainsi et le plein-emploi.

Tout ce qui précède peut être retrouvé sous la forme d’une animation Le marché du travail selon le modèle néoclassique, proposée par Boris Adam (professeur de SES au lycée Marcel Gambier à Lisieux)

[1Comme les offreurs et les demandeurs de travail sont supposés être rationnels, ils sont capables de prendre en compte l’évolution des prix et ce qui les intéresse c’est le pouvoir d’achat du salaire, autrement dit ce que coûte réellement une heure de travail à l’employeur et ce que rapporte réellement une heure de travail au salarié. Il n’y a pas d’illusion monétaire. Pour expliquer comment une politique de relance peut provisoirement réduire le chômage, Milton Friedman introduira une asymétrie de comportement entre employeurs et salariés, ces derniers seraient victimes de l’illusion monétaire alors que les employeurs ne le sont pas. Cette analyse est présentée dans un autre article.

[2Les économistes parlent de la désutilité du travail pour indiquer que le travail est une peine. Pour les tenants de la conception néoclassique, la nature humaine est ainsi faite, le seul avantage procurer par le travail c’est qu’il permet d’acquérir un revenu et de donner accès ainsi à une consommation plus importante susceptible de compenser la peine liée au travail.

[3En revenant sur cette hypothèse, Axel Leijonhufvud ouvrira un nouveau champ d’analyse, celui de la théorie des équilibres avec rationnements. Cette analyse est présentée dans un autre article.

[4Geneviève Grangeas et Jean-Marie Lepage "Économie de l’emploi" PUF 1993, pages 44 à 48.
Pages 36 à 38 de “Le marché du travail”, Pierre Cahuc et André Zylberberg, De Boeck, 2001.
“Salaire et emploi dans la théorie des cycles réels”, Jean-Olivier Hairault, dans « qu’a-t-on appris sur la relation salaire emploi depuis Keynes ? », Cahiers d’économie politique n° 34, L’Harmattan, 1999.


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